LE BON BIEN FAIT

L’odorat un sens qui réveille…les souvenirs!

on

L’odorat est un sens qui créer une émotion sur le coup!

Le sens olfactif modifie notre inconscient au plus profond.

Un bel après-midi au bureau, le passage d’une collègue dans le corridor avec une tasse fumante à la main, laissa derrière elle une odeur parfumée.

Même si j’étais concentrée dans mes tâches mon cerveau trouva, malgré moi, l’excuse d’aller fouiller dans mes vielles filières un souvenir lointain.

Un souvenir tellement loin dans le temps, qui par contre devint soudainement tellement vif en émotion qu’il me fit replonger dans le passé.

Un moment dans le temps.

C’était durant ma sixième année dans le temps que je marchais pour aller à l’école.

Oui, ça fait SUPER longtemps!

Je me suis remémorée d’une vision du petit gazon qui poussait le long des bordures des trottoirs, parsemés de petites fleurs en forme de mini pompons jaunes.

Le frottement des mes pas en faisait dégager une sublime fragrance douce et sucrée.

L’odeur était celle de la camomille.

Autrefois, cette plante vivace poussait partout dans les plates bandes et dans les parcs.

Malheureusement, avec le temps, elle à été quasiment anéantie à cause de la surutilisation des herbicides.

Les pensées reliées aux fragrances.

Cependant, grâce à cette petite odeur qui, atteignant mon tapis de récepteurs olfactifs et envoyant un signal à mon cerveau, m’a fait voyager très loin dans mes souvenirs!

Si ce n’était pas pour l’odeur et le mécanisme sophistiqué de notre cerveau, je ne m’en serais peut-être jamais souvenue.

Certains arômes déclenchent souvenirs et désirs qui peuvent influencer de manière subliminale les personnes.

Chaque arôme modifie notre humeur, nous rendant ainsi plus disponible à l’achat, d’où est née la discipline appelée « Scent marketing ».

En suivant des règles et trucs, une odeur sera excitante ou relaxante selon le produit en vente.

En règle générale, l’odeur doit faire « sentir »  le consommateur comme chez lui, pour qu’il prenne son temps.

Selon une étude du Scent Marketing Institute, voici une petite liste des effets qu’une odeur a sur les consommateurs Américains (les résultats peuvent être différents selon la nation).

Talc/poudre pour bébé : une sensation de nostalgie et de protection

Menthe, Citron : Aiguise l’attention

Lavande, vanille, camomille : sentiment de relax

Fumée de BBQ : perception d’une chambre plus petite

Pomme, concombre : perception d’une chambre plus grande

Cuir : envie d’acheter des meubles dispendieux

Aliments frais sortis du four : donne l’envie d’acheter une maison

Fleurs et citron : incite à l’achat

Mauvaises odeurs (smog, poubelle) : énervant

Lavande/tarte à la citrouille : excitation sexuelle chez l’homme

Sudation de mères qui allaitent : excitation sexuelle chez la femme

Les odeurs qui donnent faim.

Durant un chaud après-midi d’automne, dans un village dans le sud de l’Italie. Juste après l’ouverture de ma pâtisserie, située sur une rue antique et en pente, entre un client.

Un peu essoufflé d’avoir monté la pente et tout excité s’exclama : «  Je savais que l’odeur venait d’ici! Mais qu’est-ce que vous avez fait?!

Depuis en bas de la rue, ça sent tellement bon qu’il fallait absolument que je vienne goûter à cette odeur! »

img_0497-1

J’étais un peu surprise de ce qui se passait car même si en matinée j’avais fait une sorte de biscuits TRÈS parfumés et savoureux, je n’aurais jamais pensé que l’odeur aurait voyagé aussi loin et aussi longtemps?!

Bien sûr, goûter ces délices frais faits a fait bien plaisir aux papilles gustatives de ce client!

img_0503

Les odeurs et les parfums peuvent être bons ou mauvais.

Le fait de donner une valeur émotive aux odeurs fait croire qu’ils sont profondément liés à notre survie.

Une mauvaise odeur d’égout est dégoutante tandis que le parfum du pain fraichement sortit du four est délicieux!

Selon un chercheur israélien Noah Sobel, la valeur des molécules olfactives seraient liés à l’histoire de notre survie.

Par exemple toutes les molécules signalant des fruits pourris-donc à éviter-envoient le même message à notre nez, indépendamment de leur structure.

Par contre, une conclusion du Dr. Alfredo Fontanini, professeur du Département de neurobiologie et comportement alla Stony-Brook University NY, les molécules qui annoncent « nourriture » ou « sexe » signaleront le même message positif au cerveau.

« Ce n’est pas une question de molécules uniques, mais la profondeur historique de notre espèce qui, durant des millions d’années d’évolution a classifié les molécules odorante et utilise ce qu’il a appris.

Le nez sépare les aliments ou autres aspects bons, versus ce qui pourrait être mauvais ou dangereux. Il existe une source de donnés qui décrit les odeurs «Atlas of Odor Character Profiles ».

Le bon souvenir d’une mauvaise odeur.

Un jour j’étais en route vers le boulot.

C’était une matinée de mi- août plus chaude qu’à l’habitude.

Une pesante odeur d’asphalte réchauffée par les rayons du soleil, de trafic et levée d’humidité se faufila par la mince ouverture de ma fenêtre.

Cachée dans mes souvenirs une sensation de déjà vu m’empara. Soudainement, cette odeur me rappela « la Tangenziale » de Rome.

Cette autoroute surélevée qui entoure la ville de Rome et mène vers l’aéroport Léonardo da Vinci de Fiumicino.

La même odeur sentie au matin dans le trafic de la ville de Rome.

Aussi, parce que c’était souvent le mois d’août qui marquait la fin des vacances et par conséquent il fallait prendre l’avion pour revenir à Montréal.

Encore une fois, ce sens me surpris malgré moi.

Des études qui on du sens!

Selon Denise Chen, qui étudie le sens olfactif humain à la Rice University de Houston, Texas, un autre mode de communication serait la sudation.

Celle-ci transmettrait l’information sur l’état de santé, l’identité et peut-être-même un rapprochement génétique de l’homme envers la femme.

Cependant, peut-être pas le contraire.

Une étude assez critiquée, car difficile de qualifier quelqu’un de « mâle dominant », suggère que de façon mystérieuse, l’odeur masculine influence le comportement féminin.

Selon Charles Wysocki, du Monell Chemical Senses Center de Philadelphie, il serait possible que les femmes répondent à un signal ambiant qui faciliterait le succès de la reproduction.

Pourquoi ces résultats aussi puissants et inconscient?

Parce que l’odorat est un des premiers sens qui s’est développé et la partie du cerveau qui élabore ces signaux est l’une des plus ancienne.

Le système olfactif est en fait directement connecté soit à l’hyppocampe (la structure cérébrale qui gère la mémoire) soit l’amygdale et le système limbique (partie qui gère les émotions).

C’est la raison pourquoi certaines odeurs peuvent être puantes pour certains et parfumées pour d’autres!

Fontanini conclut que l’odorat est profondément lié au goût. Le langage le révèle comme par exemple «Comment décrieriez-vous l’odeur de banane mûre ou de crème fouetté? » sucrée assurément.

Donc les mots qui décrivent les odeurs sont liés au goût.

En conclusion, le sens olfactif serait en fait une pièce du cerveau projeté vers le monde extérieur.

Un sens de proximité et de distance qui en fait, nous aide à percevoir le monde externe (l’odeur de fumée à distance), soit à l’intérieur du corps (jumelé au goût).

Ne soyez donc pas surpris qu’une brise parfumée… ou pas, vous oblige à devoir dépoussiérer de vieux souvenirs de temps en temps!

Pour le plaisir et non la gloire, Giovanna.

Certains extraits ont été inspirés et traduits de l’article « Le meraviglie dell’Olfatto » de Marco Ferrari sur Focus.it du 26 avril 2016

 

À propos de Giovanna Posteraro

Recommended for you

Laissez un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire le pourriel. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.